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Deux éléments méritent notre attention : le dolmen sur le plateau et le Prieuré au milieu du village. La présence d’un dolmen au lieu-dit « le Champ des pierres levées » à gauche de la D 88 qui mène à Andillé et l’affirmation du curé Maurat d’Andillé qui assurait qu’il en existait douze ou treize entre Pouzac (village de Roches Prémarie) et Laverré nous incitent à penser que ces sépultures collectives néolithiques étaient les vestiges d’une occupation de la même époque que le camp Allaric. Les strates de calcaire constituant les falaises du plateau procuraient les éléments d’édification de ces dolmens. Le matériel découvert au cours de fouilles clandestines et récupéré par le musée de Poitiers comprend 2 poignards en silex, 13 armatures de flèches à ailerons, une plaquette calcaire carrée à perforation centrale biconique, une perle en calcaire saccharoïde, une en limonite gréseuse et une en quartz bleu, une canine de cerf perforée et polie et des tessons de céramique, restes d’une vingtaine de vases dont un à fond rond (d’après J.P. Pautreau 1970). Deux autres tertres tumulaires accompagnent ce vestige dans les environs immédiats.
De la falaise, on peut admirer l’autre curiosité du village : le prieuré, niché dans un méandre du ruisseau qui lui sert de douves. On franchit ces douves par un pont de pierre. Le prieuré qui ne conserve plus de témoignage d’époque médiévale se compose d’un corps de logis flanqué au nord-est d’une tour carrée. Il compte plusieurs salles dont la chapelle (oratoire) voûtée en berceau et éclairée par une fenêtre à arc trilobé. Certaines ouvertures chanfreinées semblent attester une datation du 16ème. Une fenêtre avec meneaux en forme de fleur de lys reposant sur une croix de Malte est datée du 17ème. Deux des portes en plein cintre dont l’une possède une clé gravée en 1702 correspondent au début du 18ème. Une tourelle en encorbellement coiffée d’un dôme à lanterne a disparu au début du siècle dernier. Inscrit à l’inventaire des monuments historiques le 26 août 1938 alors qu’il était en ruines, le prieuré a reçu depuis un bain de jouvence et les jardins qui l’entourent ont redonné à cet ensemble un cachet qui incite au recueillement.
L’origine du prieuré de Laverré semble étroitement liée à Saint Lubin. Léobinus (devenu ensuite Léobin puis Lubin) aurait vu le jour à la fin du 5ème siècle sur une des terres appartenant à l’abbaye de Nouaillé Maupertuis. La tradition place à Laverré le lieu de naissance de ce personnage issu d’une famille pauvre qui sera élu et consacré évêque de Chartres. Il mourra aux environs de 556. Dom Chamard pense qu’un oratoire fut élevé très tôt (peut-être dès le 6ème siècle) à Laverré pour rappeler le lieu de naissance du saint conformément à l’ancienne loi de discipline ecclésiastique.

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