Passionné d'histoire locale, de vieilles pierres et d'héraldique, j'ai pensé, après avoir recherché pendant quelques années mes ancêtres aux quatre coins du Poitou et ailleurs, qu'il serait intéressant de retrouver, de situer sur leurs lieux de vie, les grandes familles qui ont vécus dans notre région et qui ont contribué à tisser l'histoire de notre contrée et constituer ainsi son patrimoine.
Certaines de ces familles ont traversé l'histoire et subsistent encore, d'autres ont disparu ou sont tombées dans l'oubli. Si l'appellation paroisse est utilisée régulièrement, c'est que sous l'ancien régime, le mot "commune" n'était pas encore employé pour désigner les localités.

J'ai reproduit, pour chaque paroisse, le blason du ou des possesseurs connus de leiux cités (certains peuvent se retrouver sur plusieurs endroits différents en fonction de multiples possessions des fammilles). Le blason n'était pas l'apanage de la noblesse : si on trouve, en effet, les blasons dans beaucoup d'armoiries de famille, il ne faut pas oublier que les villes, grandes ou petites, les corporations ouvrières, les évêques, les universités, les confréries du moyen âge ont porté leurs blasons, et souvent le portent encore. Il en est de même pour les régiments, les régions, les clubs sportifs.

C'était en quelque sorte la pièce d'identité de l'époque; beaucoup de gens, mêmes importants, ne savaient pas lire, mais chacun comprenait très bien la signification des armoiries, et reconnaissaient son possesseur. Aujourd'hui, on blasonne à tout va; il n'est pratiquement pas concevable de nos jours de vendre des bouteilles de bon vin, certaines sortes de fromages ou de chocolats, voir d'automobiles, sans y apposer le blason plus ou moins maison ou une pièce héraldique.

Les coquilles Saint-Jacques, qui reparaissent dans beaucoup d'armoireis, sont le souvenir d'un pélerinage accompli à Saint-Jacques de Compostelle; les pélerins portant des coquilles cousues sur leurs vêtements. Les têtes de Maures sont une réminiscence des Croisades.
Les fleurs de lys, emblème de la France; dont il est bon de se souvenir qu'à l'origine elles étaient des fers de lance.
Les devises : la France, au cours de son histoire, a eu deux devises : celle des rois et celle de la république. Les Bonaparte n'en n'ont pas choisi.
La devise royale ou pour mieux dire, le cri "Montjoie-Saint-Denis" a une origine obscure. Les Montjoies étaient de hautes bornes gothiques qui jalonnaient le route de Paris à Saint-Denis, devant lesquelles s'arrêtaient les convois funèbres des rois de France.
D'un autre côté, c'était à Saint-Denis que les rois de la période médiévale allaient prendre l'orifamme.
Quant à la devise républicaine "Liberté-Egalié-Fraternité", c'était celle des loges maçonniques françaises du XVIIIème siècle. Il faut savoir que ce loges, dont le grand maître était Philippe d'Orléans (Philippe-Egalité), ont fait les élections aux Etats Généraux de 1789. Sur 605 membres de l'Assemblée constituante, on comptait 477 francs-maçons. Le choix de la devise en 1848 et 1870 s'explique de la même manière (A. Carlier).

Si ma première idée fut de rechercher les familles comprises dans l'étendue de l'ancien marquisat de Ruffec, j'ai débordé quelque peu sur certains fiefs limitrophes, qui me paraissaient intéressants.

Je n'ai pas inclus dans cet ouvrage Verteuil, Nanteuil et Aunac, car ces localités ont déjà fait l'objet de nombreuses publications.

A la fin de l'ouvrage, l'amateur d'histoire trouvera quelques renseignements sur la noblesse, ainsi que sur l'héraldique, discipline ayant pour objet la connaissance et l'étude de cette science complexe des armoiries.

L'héraldique est très intéressante dans la mesure où elle permet à l'historien ou à l'archéologe de dater ou de connaitre l'appartenance de tout objet ou de tout monument orné d'un blason. Il est à déplorer de nombreux blasons martelés sur certaines demeures ou des églises, ce qui ne permet pas d'identifier son possesseur ou le fondateur de l'édifice. L'héraldique forme en quelque sorte un art par l'extrème richesse de son écriture et de sa symbolique.

Document intégral (pdf - 7 500Ko)

 

vrillac recueil

You have no rights to post comments